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Date : 16-07-2026 09:15:31
Un bateau est pris dans une violente tempête, se fracasse contre un récif et sombre.
Seul rescapé, un marin marseillais, accroché à une planche, échoue sur une île déserte : heureusement, il y a de l'eau douce, des fruits à profusion et la mer est remplie de poissons -- ce qui lui permet de survivre.
Le temps passe et, au bout de plusieurs mois, un point grossit à
l'horizon : bientôt, un radeau apparaît et atteint la plage avec, à son bord, une magnifique naufragée qui débarque en s'écriant (avé l'assent) :
"Oh ! Bonne Mère ! Quelle belle île que v'là ! "
Et le Marseillais s'exclame :
"Té ! Je rêve ! Une femme et, en plus, une de chez nous ! Eh, cousine, je t'offre un verre pour ton arrivée ? T'aimes l'eau ?
-- C'est parfait, dit la fille, moi j'ai le pastaga. " Et elle sort prestement de sa trousse de survie une bouteille de Ricard.
Le Marseillais n'en croit pas ses yeux : ébahi, il ne peut que balbutier de confusion :
"Désolé, je n'ai ici que des fruits tropicaux pour l'accompagner...
-- Ben, t'inquiète, j'ai ce qu'il faut" , dit la fille en sortant des olives.
Le Marseillais est aux anges. Quand ils ont terminé leur apéritif, au cours duquel ils ont évoqué leur lointaine cité phocéenne, chère à leurs cœurs, la superbe créature lui demande :
"Ça fait longtemps que t'as pas vu une nana ?
-- Pardi ! Six, sept mois, je dirai... "
Alors, elle se rapproche de lui et lui susurre d'une voix suave :
"Ça te plairait de tirer un p'tit coup ? "
Et le Marseillais, extasié, n'en croit pas, cette fois-ci, ses oreilles :
"Oh ! Putaing ! Ne me dis pas que t'as, AUSSI, amené... les boules ! "
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